
Né à Paris en 1960, je suis le cinquième d’une famille de huit enfants. J’ai usé mes fonds de culotte sur les marches du Sacré Coeur, j’habitais au Bateau Lavoir, au milieu des artistes et des chats. L’incendie qui a ravagé le Bateau Lavoir en 1970 a mis un terme à cette période de liberté et d’insouciance.
Enfant, je passais mes vacances d’été dans l’île de Ré dont la lumière si particulière m’a toujours fasciné. C’est là que j’ai rencontré ma femme. Nous nous sommes mariés à 21 ans et nous avons eu trois filles dont je suis très fier.
Je suis un homme de passions. J’ai d’abord essayé d’apprivoiser le soleil sur les plages et dans les marais de l’île de Ré, puis, tour à tour, j’ai exploré le tennis, l’aïkido, la guitare, le viet vo dao. C’est en rencontrant d’autres photographes à Mandres-les-Roses que je décide de retourner à mes premières amours.
La nature m’inspire avant tout. Je passe des heures à photographier des fleurs, un insecte qui butine, l’envol d’un oiseau. Mon œil est parfois attiré par des objets anodins tels qu’une enseigne, un objet dans une vitrine, un point de rouille ou une flaque d’eau. Rentré chez moi je passe des soirées entières à transformer mes photos avec des logiciels pour en détourner le sujet et faire surgir une œuvre abstraite ou figurative, parfois bien loin du sujet initial.